Ils font partie du staff de l’ombre, Jean Paul BOULESTREAU et Olivier GEAY donnent de leur temps pour le bon fonctionnement de l’équipe fanion masculine.

Pouvez-vous vous présenter ? 

Jean-Paul : “Jean Paul Boulestreau, 73 ans, médecin généraliste à La Châtaigneraie et St Pierre du Chemin depuis 1979 et désormais à la retraite. J’ai également été praticien hospitalier contractuel jusqu’en juin 2023.” 

Olivier : “Olivier Geay, 46 ans, kinésithérapeute ostéopathe réflexologue présent à Pouzauges depuis 2008.”

Comment et pourquoi avoir rejoint le PVHB ?

Jean-Paul : “Cela s’est fait par hasard, car je connaissais la présidente de l’époque (Fabienne Rousseau) qui est maintenant ma conjointe. Je n’ai jamais fait de hand, d’ailleurs avant de venir je ne connaissais pas le club de hand à Pouzauges. Comme Fabienne était présidente, j’ai d’abord été supporter. Alors que je supportais l’équipe lors d’un match, François Hellio s’est blessé, je n’avais pas de licence mais je suis allé le soigner quand même.  Le lendemain, on m’a dit qu’il serait bien que je prenne une licence pour être sur le banc. Depuis je fais les déplacements le week-end. Il est vrai que l’ambiance et l’évolution du club m’ont plu, je suis content d’être là. Je suis le médecin référent de l’équipe fanion depuis plus de 10 ans. Le goût d’être avec le collectif m’a donné envie de rejoindre le PVHB. Également, pour aider à ma manière dans mon domaine de compétence. Je suis aussi investi dans le sport par des permanences médicales au niveau du club d’équitation de Bazoges en pareds.”

Olivier : “Je ne connaissais pas très bien le club, j’en entendais parler par les résultats. Ma fille a commencé à faire partie des pom-pom girls en septembre 2022. Même si je ne connais pas bien le handball, je le trouve dynamique. En discutant avec Simon Braud et Dominique Bossard, membres du club, j’ai proposé mes services pour être en complément de Jean Paul sur l’équipe fanion. Au départ plutôt pour l’ostéopathie et la réflexologie. J’ai remplacé Jean Paul sur le banc une ou deux fois. On peut dire que je suis son adjoint (rire). L’opportunité de rejoindre le PVHB m’a permis d’apporter ma pierre à l’édifice. On dit souvent que dans le milieu associatif on a besoin des compétences de chacun et de la bonne volonté de tous.”

Comment vivez-vous l’expérience d’un soir de match à l’Étoile ?

Jean-Paul : “Je n’ai pas trop de stress, j’essaye de me fondre dans le groupe et d’apporter de l’aide et du soutien physique. Je réponds aux attentes des joueurs par rapport à leurs besoins, leurs habitudes. Je suis également là pour donner un avis sur des problèmes médicaux, traumatiques… J’apporte des conseils sur l’hydratation, la nutrition également. Je suis la force tranquille, le papi du bout du banc.”

Olivier : “C’est assez grisant ! Le public, l’ambiance sont là, mais nous devons rester concentrés sur notre rôle d’accompagnement des joueurs, avant, pendant et après le match.”

Avez-vous une routine différente avec les joueurs lors des déplacements ?

Jean-Paul : “Je gère la pharmacie, la glace à apporter. Et puis, cela se déroule comme à l’Étoile. Je suis sur le banc avec la même routine : toujours rester à l’écoute des joueurs et du staff pour d’éventuels gestes à réaliser. Il y a une très bonne ambiance même en cas de défaite, les retours sont toujours conviviaux.”

Olivier : “J’ai fait seulement deux déplacements cette saison avec l’équipe. Pour moi qui ai ma table et du matériel, c’est un peu plus compliqué à gérer lors des déplacements. Alors qu’à l’Étoile, nous avons plus de possibilités.” 

Jean Paul, tu as vu le club évoluer durant ces années, Olivier, tu vis ta première année au sein du club, quels sont vos ressentis respectifs sur cette saison ? 

Jean-Paul : “J’ai connu des montées et descentes depuis 10 ans. Cette année, l’effectif est un peu en difficulté par rapport au niveau N1 qui se professionnalise de plus en plus. Je pense qu’il faut reconstruire une équipe après les départs de cadres ces dernières saisons. Tout cela avec l’intégration si possible de jeunes du territoire.”

Olivier : “Contrairement à Jean Paul, je ne peux pas trop faire de comparaison. Cette saison, ce n’est pas facile de gérer les résultats compliqués des joueurs. Il faut savoir être rassurant lors des périodes de doutes. On est aussi là pour soutenir les joueurs  physiquement et moralement.”

Avez-vous une anecdote à nous raconter ? 

Jean-Paul : “Il y a un souvenir de quand nous sommes allés à Billère il y a quelques années. Nous étions que deux sur le banc : moi et JR (Jean René RAGON). J’ai dû assumer le Score N’co de l’époque, mais également gérer les joueurs avec je ne sais combien de blessés pendant le match. À la fin j’étais autant fatigué qu’eux. Enfin, ce n’est pas trop une anecdote mais plutôt un super souvenir d’une soirée de folie. À l’occasion du dernier match contre Floirac à l’Étoile. On jouait une montée en N1 après une saison extraordinaire, l’ambiance était énorme !” 

Olivier : “Le premier joueur que j’ai soigné était Antony Collet, le plus gros gabarit de l’équipe la saison dernière. Ses pieds dépassaient de la table, je ne pensais pas que les joueurs de handball étaient si costaud. Je me suis dit que s’il tenait sur ma table, tout le monde tiendrait (rire) !” 

Un dernier mot commun ? 

“On est conscients qu’on apporte quelque chose en plus que ce qui peut être fait dans d’autres clubs. Nous espérons apporter un plus au club et aux joueurs. Nous sommes heureux de faire partie du staff du PVHB. Pour l’avenir, nous sommes confiants, le club saura rebondir.”

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