Vincent Dias, kiné de l’équipe 1 et nounou d’enfer…

Vincent Dias, kiné de l’équipe 1 et nounou d’enfer…
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Actu N2

A 48 ans, Vincent gère son cabinet de kinésithérapie sur les hauteurs de Pouzauges. Et fait aussi parti du staff médical du PVHB, soignant les petits et les grands bobos de nos guerriers. Une vraie nounou pour les joueurs…

Comment es-tu arrivé au sein du PVHB ?

« A l’occasion de la finale du championnat de France -18 ans à Macon, en 2005. Le président de l’époque, Stéphane Fortin, m’avait demandé d’accompagner les jeunes ; j’ai de suite accroché avec l’ambiance, la cohésion et l’esprit d’équipe que véhicule ce sport collectif. Petit à petit, il m’a intégré dans le club sans même que je m’en rende compte. Puis à l’été 2006, il est décédé brutalement alors que J-R était juste revenu au club. J’avais un vrai engagement moral avec lui, j’ai continué le travail en sa mémoire, pour prouver qu’il avait raison de vouloir s’appuyer sur le médical pour progresser ».

Tu as aussi connu le haut niveau dans une autre discipline

« Oui, au tennis ! A 13 ans, j’étais le septième joueur français de ma catégorie d’âge. Puis, je suis monté jusqu’à 2/6 en classement, et on a fait monté le club de Pouzauges jusqu’en Pré-National. C’est aussi ça qui plaisait à mon Stéphane : mon esprit de compétition, et cette expérience du haut niveau que je pouvais transmettre ».

Quel est ton rôle au sein du staff de Jean-René ?

« Globalement, c’est d’éduquer les joueurs aux soins et à la prévention, afin qu’ils soient le moins souvent possible blessés. En 10 ans, on a fait un énorme travail avec J-R, le doc, puis Thibaut. On fait aussi en sorte qu’ils viennent très vite me voir au cabinet pour les petits pépins. Tous les lundis, j’ai au moins un gars qui passe me voir après un match un peu trop tendu ; et bien au moins trois ou quatre joueurs en soin par semaine. On a beaucoup évolué au fil des saisons : on ne faisait au départ que de la kinésithérapie ; puis on est passé sur la prépa physique, puis la diététique récemment. Par exemple, on a même fini par interdire les bières dans le vestiaire ; on voulait changer un peu l’image, on joue en Nationale, c’est du haut niveau sportif.

Souvent, j’interviens aussi au début de chaque mi-temps. Jamais pour parler technique ou tactique, ça c’est J-R qui gère. Mais pour faire une analyse globale, donner mon ressentit et mes sensations. Et aussi remonter un peu ceux qui sont en-dedans ».

Tu as dû vivre de grands moments à l’intérieur du groupe et du vestiaire…

« Un paquet, et pas que des racontables… (rires). Mais mon plus grand reste bien sûr l’année de la montée en N1. On gagne six matchs d’un seul but, dont des très chauds. Dans le vestiaire, il y avait une ambiance de feu. On avait une baraka incroyable et tout s’est finit d’une façon magique. Avec en point d’orgue la finale contre Floirac. On est passé dans l’après-midi à mon cabinet, et les gars se sont allongés sur les tables de massage. Il n’y avait pas un bruit, chacun était dans sa bulle et quelques-uns n’en menaient pas large. Puis on est allé à la salle à pied. Il y a peut-être 300 mètres à faire, on était vingt et on entendait déjà l’ambiance dans le chaudron ; on se regardait sans trop y croire. On est entré par le côté et là, il y avait peut-être déjà 2000 personnes en train de faire monter la sauce. Du délire… on connaît la suite !

C’est quoi la blessure la plus récurrente chez le handballeur ?

« La déchirure du mollet, des ischio-jambier, et toutes les luxations du haut du corps, notamment l’épaule et les doigts. C’est un sport viril, dur, mais plutôt réglo et il n’y a finalement pas trop de grosses blessures, en comparaison à l’engagement des joueurs. Si tout le monde respecte les règles gestuelles, l’adversaire n’est pas souvent en danger ».

T’arrive t-il de soigner des blessures « morales » si on peut dire ?

« Bien sûr, souvent ! On a aussi un vrai rôle d’accompagnement et de psychologie. Les gars me parlent beaucoup sur la table de massage, et souvent en off. Déjà, un joueur blessé est un joueur qui doute donc il faut le rassurer. Je sers aussi parfois de relais avec J-R quand il y a des tensions. Bien gérer une saison, c’est aussi bien gérer le vivre en commun d’un groupe de 20 joueurs, savoir arrondir les angles pour éviter les crises ».

C’est quoi la blessure la plus insolite dont tu te souviennes ?

« Un soir à L’Étoile, Aldo se craque un doigt. Je lui remets direct derrière le banc, il crie un bon coup, mais ça doit passer normalement. Mais là, le tendon était arraché. Par trois fois, je lui ai remis mais il sautait aussitôt. On a finit par abandonner et il a regardé la fin de match avec moi ».

 

 

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