Bernard Gelot, l’œil de Jean-René Ragon et du PVHB

Bernard Gelot, l’œil de Jean-René Ragon et du PVHB
Catégorie: 
Actu N2

À presque 66 ans, Bernard Gelot vit sa dernière saison en tant que cameraman de l’équipe 1 du PVHB. Perché au-dessus du bar dans la Salle de l’Etoile, il filme toutes les rencontres, ce qui sert ensuite de support au coach pour débriefer les matches.

Son arrivée au hand

« Comme beaucoup de gens, ce sont mes enfants qui m’ont fait découvrir le hand. J’habite à St Michel Mont Mercure et, un jour, il y a eu une réunion exceptionnelle car il manquait de personnes pour constituer le bureau. Mes deux filles jouaient, alors je me suis investis, et même mis à jouer. C’était il y a 35 ans… Le hand ne m’a plus jamais lâché »

Son arrivée à Pouzauges

« Au début, seules mes filles jouaient, dont Magalie qui a même fait parti de l’équipe de Vendée 18 ans.  Davy, lui, faisait du foot avec ses copains. Mais quand il est entré au collège à Pouzauges, il a rencontré Mathieu Braud qui l’a incité à faire du hand en scolaire. Christian Illes s’occupait alors de la section, et a très vite détecté son potentiel… Mais Davy voulait tout faire, judo, foot, escalade, et donc hand, et se débrouillait à peu près partout, alors il a fallut choisir. Il a finit par prendre une licence au PVHB, et moi une licence loisir : C’était il y a 18 ans… Le PVHB ne m’a plus jamais lâché »

Ses débuts à la caméra

« Davy a fait ses gammes dans toutes les équipes de jeunes, jusqu’en 18 ans, et la fameuse finale à Macon. C’est ce week-end là que j’ai commencé à filmer, mais plus pour avoir des souvenirs de cet incroyable périple. Pré-Nat, N3, le club a ensuite gravit les échelons, et Davy s’est accroché au wagon. J-R, qui était arrivé entre-temps, m’a alors demandé si je voulais accompagner l’équipe pour filmer les rencontres. J’étais passionné, une telle aubaine ne pouvait se refuser, c’était une façon pour moi de vivre de très près l’évolution de l’équipe dans cette ambiance qui reste incroyable »

Les conditions de « tournage »

« A Pouzauges, c’est vraiment facile car on voit très bien tout le terrain, perché au-dessus du bar. On peut filmer l’intégralité de la rencontre, les attaques comme les défenses, ce qui donne un vrai angle de travail à J-R. Après, il y a quelques salles en France, où on ne peut pas faire ça, et se contenter que d’un demi-terrain car il n’y a pas assez de recul, on est presque au bord du terrain ! Et il y a même un endroit, à Granville, où on ne peut pas filmer du tout, les tribunes sont aux deux bouts du terrain : ce jour-là, je me suis contenté de regarder le match comme un spectateur lambda ».

Les souvenirs de ces 13 saisons 

« Il y en a forcément beaucoup, j’ai fais tellement de matchs… Même si c’est vrai que j’en ai zappé deux cette saison pour cause de fête, ce qui est très rare. Déjà globalement, c’est la superbe ambiance qui règne dans le groupe, notamment lors des déplacements, où on vit vraiment ensemble pendant parfois 24 h, et même plus à de rares occasions, comme le dernier match à Toulouse. Mais celui qui me vient de suite, est quand même la double confrontation avec Floirac, pour la montée en N1 ! Et puis aussi, deux fois où on a oublié le caméscope à Pouzauges… Une fois, on a rattrapé le coup avec Julien Chaudet qui en a rapporté un, car on le récupérait à l’autoroute à Angers, pour aller vers Paris ; mais l’autre, et je ne souviens plus où c’était, on s’est rendu compte de la boulette seulement sur place ».

Les raison de son arrêt

« À mon âge, il est temps de laisser la place aux jeunes ! Et puis, si je ne donne pas une date butoir de mon arrêt qui est donc en cette fin de saison, personne ne viendra me remplacer… Mais je resterai bien sûr à disposition du club pour faire un ou deux remplacements ! L’an prochain, je prendrai place, comme tout le monde, dans la tribune. Mais c’est vrai que j’étais bien là-haut : moi qui ai tendance à pas mal critiquer les arbitres, au moins, personne ne m’entendait… »

 

 

Ils nous font confiance

Pouzauges Vendée Handball - Rue Buffon - 85700 Pouzauges - 06 24 16 02 95Découvrez la Furia Vendéenne